Sans
possibilité de fixer la réalité telle qu’elle
est, on se fait à l’idée
que l’on ne s’attache qu’à des phénomènes,
formes, signes,
matières, sujets, catégories…
Toute tentative d’appropriation et d’indépendance
reste vaine.
Alors le champ des possibles n’en est que plus ouvert.
Au-delà du langage, la liberté de l’acte créateur
à la fois singulier et universel s’inscrit dans une pratique
favorable à l’émergence et la révélation
des phénomènes induits, cachés, sacrés ou
tabous.
Cette pratique n’a de sens qu’à travers la rencontre
propice et soudaine de
l’œuvre avec son inventeur et par l’écho immédiat
produit par le spectateur.
En somme, deux façons d’être autonomes en mouvement,
communiant l’espace d’un instant.
Dans mon travail, le noir n'est pas nécessairement l'origine
mais
bien l'incarnation d'un vide - miroir comme source de tout potentiel.
C'est
un espace privilégiant l'introspection.